Good or ill will
Installation sonore 2008 Halle Nord, Genève. Galerie Filiale – Galerie Römerapotheke, Berlin.

Good or ill will se déroule dans un climat de recueillement et d’écoute. Dans cette installation, je m’adresse à l’intime dans un mouvement de retour sur des visions inventées de l’enfance, visions ambiguës à la fois paisibles et inquiétantes, celles où dans le jeu nous nous inventons un monde et les créatures qui l’habitent.

 

AIGUES-MORTES
Geneviève Favre Petroff,
Incarnations Tours et Remparts d’Aigues-Mortes,
Centre des monuments nationaux, 3 juillet - 3 octobre 2010


Un ensemble d’installations de Geneviève Favre Petroff est présenté dans les tours de la Cité d’Aigues-Mortes sous le titre Incarnations. Dès l’entrée, l’automate Casanova Moi inaugure un ensemble de pièces dédiées au séducteur italien et donne le ton : Est-il choquant ou vulgaire qu’une femme fasse ses avances, dévoile ses ardeurs ? Est-ce toujours à l’homme de « faire sa cour », ou bien les rôles, après la révolution sexuelle, les conquêtes de leurs libertés par les femmes, mais aussi avec les moyens de communication modernes, la téléréalité et Internet, ont-ils changé ? Que veut dire « libertin » à notre époque ? Ni « sorcière » ni « salope », la femme peut-elle au fond affirmer sa puissance propre, qui est puissance de désir et de création ? Le plus souvent, c’est la question du pouvoir sur l’autre qui est visée par l’artiste : loin de considérer la femme comme le « sexe faible », Geneviève Favre Petroff interroge plutôt son autorité, et cette puissance de créer qui est aussi force de destruction.

 

Galerie Ex-Machina, Genève
Samedi 30 octobre 2010 // BLACK BIRD


Geneviève Favre Petroff Telle une bête désemparée et déboussolée, Geneviève Favre Petroff se déplace d’une manière incertaine, tourne en rond, traverse la route ou interpelle les automobilistes. Elle porte une large jupe ondulée et un chapeau à cornes, tous deux réalisés en treillis. Des haut-parleurs intégrés à la surface du costume émettent des bruits ressemblant à des piaillements, à des cris d’oiseaux électroniques. La forme de sa jupe sonore évoque un paysage, tandis que sa gestuelle lunatique et son chant hystérique témoignent d’une faune en détresse.